Mexique : Playa del Carmen (3)

Le cœur du centre touristique de Playa del Carmen est situé autour de la 5e Avenue nord sud et entre les 1ere et 40e est ouest. Au sud-ouest de la 1ere avenue, on trouve le très luxueux complexe de Playacar semblable aux riches agglomérations californiennes avec ses boutiques et restaurants haut de gamme

Comme je l’ai déjà souligné, les plages de Playa del Carmen nous ont déçus : la présence d’algues sargasses nous empêchent de profiter pleinement des plaisirs de la mer.

Nous avons donc poursuivi notre exploration de la région vers Tulum et Cobá. Pour nous y rendre, nous avons acheté un forfait au coût de 45.00 USD par personne qui comprend la visite des deux sites archéologiques et l’exploration d’un cenote de la région. L’avantage de cette solution est la prise en charge complète de la  visite pour une journée  transport, repas et guide accompagnateur compris. Nous avons quitté le condo à 7 heures du matin pour rentrer, le soir venu, à 18h30.

Tulum est une ville située sur la côte caraïbe de la péninsule mexicaine du Yucatan. Elle est connue pour ses vestiges très bien préservés d’une ancienne cité portuaire maya. Le bâtiment principal se compose d’une construction massive en pierre appelée le Castillo (château). Perché sur une falaise rocheuse, il domine la plage de sable blanc et la mer turquoise.

La forteresse de Tulum

Plage de Tulum

La fondation de la cité semble remonter à 564 comme l’indiquent certaines inscriptions. Le site de Tulum était utilisé comme un important port de pêche et peut être aussi de commerce pour les échanges vers d’autres cités de la région. De récentes analyses tendent à démontrer que Tulum eut un rôle majeur du XIIIe  et au XIVe siècle. La cité se trouvait stratégiquement placée sur le point le plus élevé de la côte. Son système de murailles défensives l’ont placée dans un lieu inévitable pour n’importe quelle route commerciale et pour l’exploitation des importantes ressources maritimes de la région.

À partir de 1250, Tulum va occuper un statut civique, administratif, religieux et résidentiel qui convertit la cité en un point stratégique du commerce péninsulaire jusqu’à la conquête espagnole. Elle était encore habitée par les populations mayas lors de l’arrivée des conquistadors espagnols, mais elle fut abandonnée au cours du xvie siècle. Jusqu’au début du xxe siècle, certains villageois des environs avaient l’habitude d’yapporter des offrandes destinées au dieu plongeur mais les innombrables visites des touristes ont provoqué la fin de cette pratique.

Les ruines sont relativement bien conservées et partout, nous apercevons des bas-reliefs montrant le dieu plongeur vénéré par les Mayas. Aux confins du site, nous contemplons un spectaculaire point de vue sur la baie et ses plages en bas de l’escarpement qui en longe le pourtour.

Pyramide de Cobá – « Nohoch Mul »

Nous poursuivons notre visite avec l’exploration de Cobá. La civilisation maya était omniprésente dans la péninsule du Yucatan. Le site de Cobá est le  deuxième le plus important de cette région. La cité s’étendait sur plus de 70 km carrés  .  Les experts pensent que cette ville aurait eu une population de plus de 50,000 habitants ou plus lors de son apogée. Il semble que ce site contient environ 6500 emplacements pour la plupart enfouis. Entre 200 et 600, elle devient une des plus grandes et puissantes cités de la région. Ce vaste site fut totalement abandonné au XVI e siècle.

Pour y accéder, nous devons emprunter un long chemin de Damas de plus de 4kms qui oblige nos pauvres et vieilles chevilles à des contorsions involontaires ! Heureusement, les bons Mexicains veillent au grain : pour la modique somme de $10 USD plus pourboire, ils nous offrent un déplacement sans douleur. L’utilisation de triporteurs de type Touc Touc  par d’habiles prédateurs… oups !… «pédaleurs», nous permet de circuler sans souffrances extrêmes. Arrivés à la pyramide centrale, les plus téméraires peuvent escalader les 120 marches usées et inégales de cette pyramide de 42 mètres dont l’ inclinaison est de 43 degrés. Avis aux audacieux, la descente est vertigineuse et hasardeuse. Cœurs fragiles s’abstenir…

Nous avons  poursuivi notre découverte de la région sur l’Île de Cozumel. Une semaine après notre visite, deux

Les abords de l’Île de Cozumel

attentats terroristes, selon les informations du consulat américain, sont survenues sur les traversiers y conduisant (à prendre avec un grain de sel !). Heureusement pour nous, notre bonne étoile nous accompagnait, nous permettant d’éviter ces incidents.  . Le tour de l’ile permet d’observer de beaux paysages et des bords de mer spectaculaires. «Cozumel, île mexicaine de la mer des Caraïbes dont la majeure partie est inhabitée, est un port d’escale populaire pour navires de croisière réputé pour la plongée sous-marine. Au parc national Arrecifes de Cozumel, des spots de plongée entourent une partie du récif méso-américain et les sculptures submergées du musée subaquatique d’art. Chankanaab est un écoparc bordant un lagon qui offre des grottes sous-marines peuplées de dauphins, de lamantins et de tortues de mer.» (Ref:Google)

Lors des deux dernières semaines de notre périple nous avons visité la magnifique petite plage familiale sise au nord de Playa del Carmen. On y accède facilement par taxi depuis le centre ville. L’eau y est hyper propre et d’un bleu incroyable avec un beau cénote. La plage est surtout fréquentée par des familles mexicaines et est presque absente d’algues. On y trouve un camion de rue qui propose quelques plats typiquement mexicains peu chers et fort bons.

Plage Esmeralda

Finalement, une tournée familiale au cenote Cristalino situé à 30 minutes de Playa del Carmen dans la direction de Tulum vaut le détour. Cet endroit, avec ses puits, ses cavernes et ses mangroves offre un spectacle à nul autre pareil. Un endroit à découvrir, assurément.

Cenote Cristalino

 

Voici donc la fin de ce récit de deux mois passés à Playa del Carmen.

Ray Bourque