Mexique : Playa del Carmen (2)

Notre collaborateur Ray Bourque vit encore et toujours
à Playa del Carmen au moment où il rédige ces lignes pour le plaisir des Retraités flyés voyageurs. Il donne ici beaucoup de suggestions
pratiques pour tirer profit d’un séjour au Yucatan, dans l’état du
Quintana Roo

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Quinta Avenida : typiquement touristique !…

Playa del Carmen est un endroit extrêmement touristique semblable aux autres que nous avons connus en Amérique centrale ou dans les Caraïbes. Sortis de nos luxueux complexes aseptisés et sécurisés, nous  constatons que les populations environnantes vivent dans des conditions de grande pauvreté. Les rues et les abords des terrains sont propres, la circulation est fluide : on y voit très peu de motos et de vélos. Les automobilistes ne klaxonnent presque pas. Les gens sont souriants et toujours prêts à aider.

Les lieux sont fréquentés majoritairement par les Canadiens et les Américains. L’activité touristique génère des retombées économiques importantes pour la région. Acheter des objets ou se sustenter sur la Quinta Avenida est un plaisir pour les insistants vendeurs Mexicains qui vous accueillent avec des phrases du genre «Venez voir pour votre belle-mère !». Attention de ne pas vous faire passer un sapin car le risque est grand d’investir beaucoup de pesos pour les mêmes produits et services disponibles et moins chers offerts quelques rues plus loin.

Et que dire des modes de transport, par exemple le colectivo qui permet de se déplacer allégrement dans les environs de Playa del Carmen pour 6 pesos ($0,50). De nombreux autobus effectuent pour des prix dérisoires des trajets reliant les principaux centres de la région.

Collectivo2

Pour les taxis, c’est une autre histoire ! Attention aux vampires avides de pesos qui tenteront de vous facturer des sommes exorbitantes pour une promenade de quelques kilomètres. Ne prenez jamais un taxi directement aux stations qui leur sont réservées. Les tarifs sont régis par une charte de prix que je trouve franchement exagérée. La meilleure façon de procéder  est de fuir ces endroits et de héler une voiture qui passe dans la rue. Avant d’y monter, toujours négocier le prix du déplacement pour éviter les mauvaises surprises. Attention de ne pas excéder la limite permise de 4 passagers pour un même taxi, sinon vous serez invités à prendre une autre genre de véhicule dont les coûts sont deux fois plus élevés. En cours de route, assurez-vous de ne pas arrêter à plus d’un endroit car certains gloutons tenteront de vous prélever le double du montant de la course. Une autre caractéristique de cette région est l’intarissable soif des gens pour les pourboires. Un petit 20 pesos par ci, un autre par là, à l’épicerie, à la piscine dans les taxis, à l’arrêt du bus, bref,  tout le monde carbure aux sous par là-bas !

La région du Yucatan renferme plusieurs sites mayas importants. Nous avons profité de notre séjour pour faire une première excursion à Chichen Itza. Ce site archéologique, l’une des sept  nouvelles merveilles du monde, fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Chichen Itza fut probablement au Xe siècle le principal centre religieux des Mayas. Pour accéder au site, il faut s’engager sur un long sentier où des centaines de vendeurs de pacotilles tentent de vous convaincre d’acheter des objets encombrants, plus inutiles les uns que les autres.

Pyramide4=2

Arrivés au site principal nous faisons face à la spectaculaire pyramide centrale. D’une hauteur de 24 mètres avec une base carrée, elle comporte quatre faces divisées en neuf plateaux portant quatre escaliers de 90 marches chacun. Elle permet de mieux comprendre le génie maya touchant ses connaissances en astronomie et son savoir-faire

architectural. Le site est vaste et comprend entre autre un observatoire considéré d’avant-garde pour l’époque par les experts de la NASA. Les Mayas étaient d’excellents géomètres et des constructeurs hors pair qui ont utilisé les mathématiques pour l’astronomie et la chronologie. Dès le Ve siècle, les Mayas découvrirent le concept du zéro.

Le grand terrain de balle est un site exceptionnel destiné aux jeux publics et aux cérémonies religieuses où les forces des morts affrontaient les forces de la lumière. Le jeu de balle est un sport qui a été pratiqué pendant plus de 3000 ans et qui connaitra son apogée chez les Mayas de 900 à 1200. Ce jeu de 1 à 12 participants qui se renvoyaient la balle de caoutchouc à coup de hanche ou de genoux pour tenter de la faire glisser dans un anneau situé plus haut. Lors de cette joute, la tête du capitaine de l’équipe perdante était tranchée par le capitaine de l’équipe gagnante et son sang était répandu sur le sol.

Jeu de balle6-2

Cette excursion organisée nous a aussi permis de nous tremper dans un beau cénote. Les cénotes sont produits par un phénomène d’effondrement des terrains calcaires situés au-dessus d’un réseau souterrain de grottes et de rivières.

Au Yucatán, un anneau de cénote se trouve disposé de manière concentrique autour du cratère de Chicxulub ; c’est pourquoi on impute leur formation à l’impact d’une météorite de 10 km de diamètre, qui aurait également causé l’extinction des dinosaures il y a environ 65 millions d’années.

Les cénotes dans la zone du Yucatán, sont pour la plupart reliés entre eux par un système de grottes aquatiques, qui aurait été créées lors de l’impact de la météorite.

Cette expérience a été très agréable et nous a permis de côtoyer des touristes français et de goûter les saveurs et variétés de la cuisine locale, sans oublier des boissons typiques de la région comme la Téquila présentée de nombreuses façons.

Nous avons terminé cette excursion par la visite de la ville de Valladolid. Avec son style colonial, ses parcs ombragés, ses églises colorées et ses rues pavées, Valladolid a tout pour plaire. C’est aussi le berceau de la civilisation maya. Malgré son passé colonial, cette ville présente encore des traces de la culture maya.

Ray Bourque