Mexique : Playa del Carmen (1)

 «Nous sommes arrivés à destination le 15 janvier, raconte notre spécialiste voyage Ray Bourque, avec mon frére Régent et sa femme Réjeanne. Notre condo est situé à Playa Del Carmen, une station balnéaire mexicaine de la Riviera Maya, dans la péninsule du Yucatán.  Nous logerons au coeur d’un complexe sécurisé nommé Grand Coral composé d’une multitude de condos et d’hôtels sis à proximité d’un terrain de golf.

Nous occupons le Nick Price Residence. En bus, nous sommes à environ 30 minutes du centre de Playa Del Carmen. Même éloigné du centre-ville et de la plage, le lieu est exceptionnel avec ses belles piscines, sa végétation luxuriante lovée dans un environnement  sécuritaire et calme. De belles pistes  cyclables sont accessibles à partir de notre résidence et une voiturette de golf est disponible pour nos déplacement jusqu’au colectivo, le transport en commun «maison».

Les piscines du Nick Price Residence

Nous avons  rapidement trouvé le moyen idéal pour nous déplacer en expérimentant l’utilisation du  colectivo (6 pesos ou 40 cents par passage). Ce moyen de transport est très prisé dces locaux : sa fréquence est régulière et, avantage intéressant, il nous permet de côtoyer les gens du pays.

Pour se rendre à destination, il faut emprunter la 15e avenue puis bifurquer sur la 30e. Le trajet aux multiples arrêts dure environ 20 minutes et beaucoup de familles avec enfants utilisent ce moyen de transport commode et très bon marché. Les conducteurs  sont généralement téméraires, tentant de distraire les passagers de leurs acrobaties routières avec des musiques typiques du coin. Les gens, souriants et polis, n’hésitent pas à engager la conversation avec nous.

Heureusement que Réjeanne notre polyglotte est en mesure de  rehausser l’estime de notre groupe auprès des passagers ! De mon côté, je tente de baragouiner quelques phrases qui deviennent rapidement source d’hilarité pour nos voisins, mais grâce à ma détermination,  à l’utilisation de mots clefs et à la patience des Mexicains,  j’arrive à me  faire comprendre !

El colectivo para todos !!

Arrivés à destination pour faire notre épicerie chez Walmart (eh oui, on n’y échappe pas !), il faut traverser une rue sans se  faire happer par des conducteurs pressés. Une fois rendus, nous partons à la recherche de charriots qui sont aussi rares que la réflexion dans la cervelle de Donald Trump ! Nous nous dirigeons vers l’entrée en empruntant un tapis magnétique qui, à notre grande surprise, immobilise instantanément le «caddy», comme l’appellent… les Français.

Une fois dans  la Mecque du magasinage, nous achetons tout ce qui est nécessaire pour garnir le frigo. Les prix sont comparables à ceux pratiqués chez nous mais plus raisonnables qu’à l’épicerie du coin. Certains produits sont moins chers comme le lait, le vin Astica (vin préféré de Jacques et Sabine), la bière Coors Lite (favorite de Régent), le dulce leche (préféré de Louisette), etc. Pour notre retour, nous prenons dans le stationnement du Walmart un taxi qui nous ramène dans notre paradis perdu.

Au cours de deux  premières semaines passées dans cette région, nous avons exploré les environs. Notre première destination a été le Beach Club et sa plage. L’endroit comprend un petit bar restaurant et une boutique de location.

Hélas, un désastre naturel frappe des plages de la côte orientale du Mexique. Une invasion d’algues encombre certains des plus beaux joyaux de la région.

Une plage recouverte d’algues

Depuis le début, nous n’avons donc pu profiter des plaisirs de la plage, un des grands attraits de ce coin du monde. Marcher dans ces algues pose un problème en raison des puces de sable et du danger de contracter des allergies. Certaines sont moins affectées que d’autres, mais rien n’indique pour l’instant la fin de cet envahissement. Tout près de notre lieu de séjour, la plage Esmeralda est légèrement épargnée et, fort heureusement, notre complexe dispose de magnifiques piscines ! Avis aux lecteurs, si cette situation vous gêne, assurez-vous de l’état de l’environnement avant de réserver.

Aventuriers et curieux par nature, nous avons décidé d’explorer les environs à vélo. Nous les avons enfourchés pour parcourir  les rues des quartiers situés tout près du  domaine. Le contraste est flagrant, voire troublant tant la région est pauvre : ses  habitations primitives sont construites avec les moyens du bord à proximité de petits commerces tenus par des gens débrouillards qui n’hésitent pas à réparer moteurs, freins et tout ce qui ronronne, directement dans la  rue. Que ce soit au Superette  ou au dépanneur OXO, nous avons toujours été accueillis avec beaucoup de gentillesse de la part de tous.

Lors de cette excursion,  j’ai décidé de  visiter une école secondaire.  Arrivé devant l’une d’elle, j’ai franchi une grille supposément sécurisée et demandé de parler avec la directrice. Madame  Coral, une charmante petite personne de 4 pied 8 po avec des yeux noirs perçants, m’a expliqué le fonctionnement du système  scolaire mexicain  Son établissement est fréquenté par 400 élèves du secondaire et compte 30 enseignants et enseignantes. Il est construit en béton et utilisé comme refuge pour protéger les résidents lors des ouragans. Ce fut une belle expérience ou encore une fois j’ai réalisé que les voyages sont largement enrichis par les contacts avec les gens du crû. Nous avons poursuivi  notre exploration direction 5eAvenue. Cette rue piétonnière est fréquentée par des touristes de tous les pays. Seconde mecque du magasinage après Walmart, c’est le repaire des vendeurs insistants qui tentent de nous  convaincre d’acheter des produits soi-disant exclusifs mais trop cher et trop souvent de bien piètre qualité. Selon moi, cette  rue mérite d’être parcourue une seule fois car y retourner serait un acte qui ressemblerait au jour de la marmotte !

Nous avons tout de même succombé à l’appel de la bouffe. Après avoir choisi un restaurant sur une terrasse donnant  sur la 5e, nous avons commandé des assiettes de tacos. Quelle ne fut pas notre surprise d’en recevoir  une gigantesque montagne avec fromage et poulet effiloché. La grosseur de ces assiettes aurait plu à Obélix qui, lors des douze travaux, devait ingurgiter des tonnes de nourriture afin de réussir le défi lancé par César. Nous avons dû abandonner cette mission et acquitter une facture à la hauteur de l’assiette !» (La suite très prochainement)

Ray Bourque

LA 5e Avenue… à ne parcourir qu’une fois !

 

 

 

 

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