VIVRE SA RETRAITE DIFFÉREMMENT

Posted on 6 février 2020

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Nathalie d’Amours, une de nos lectrices,  a relevé sur le Web une entrevue dans le magazine Famille Point Québec dont elle nous recommande la lecture. Il raconte l’expérience d’une retraitée qui, inspirée par les suggestions que nous formulions lors de nos réunions d’autrefois, a trouvé dans le bénévolat international une source de grande satisfaction, voire de bonheur…

1 février 2020
Par Jacqueline Genest

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De quelle manière vivez-vous vos projets de retraite?
Lors de ma préparation à la retraite, j’ai connu l’organisme Les retraités flyés. J’ai alors découvert l’organisme Casira et été séduite par cette possibilité de faire du bénévolat, tout en me permettant de continuer à voyager à l’extérieur des circuits touristiques.

Depuis 15 ans déjà, je participe à divers projets dans différents pays.
En février, je m’envolerai pour l’Inde pour participer à la rénovation d’une école avec l’organisme Kalkeri Sangeet Vidyalaya, l’école de Jeunes musiciens du monde dans ce pays, qui offre gratuitement une éducation scolaire et artistique à des jeunes issus de milieux socialement et économiquement marginalisés. La nourriture, l’hébergement et les soins de santé sont également fournis aux élèves. Vous pouvez consulter leur site web: https://jeunesmusiciensdumonde.org/la-kalkeri/.

Quels sont les différents avantages que vous en tirez?
À titre d’enseignante de la coiffure retraitée, l’apparence physique et le paraître étaient très présents dans mon quotidien. Cette expérience a chamboulé mes valeurs. Je suis maintenant plus sensible à la pauvreté. Concrètement, je suis plus économe et évite les achats impulsifs ou inutiles. Je m’enrichis par le simple fait de voir le bonheur des gens, riches de cœur, heureux, malgré si peu de biens matériels. Vivre avec des peuples différents et connaître leurs réalités a contribué au développement de ma tolérance, de mon adaptation à l’autre… Il est très approprié de dire que je retire de cette expérience tellement plus que ce que je peux donner!

J’ai appris à être bien et à me sentir chez moi partout, à me contenter de peu, à dépenser moins pour moi, à manger de tout… Je pars cinq mois par année, mais j’avoue qu’à mon retour je savoure une bouffée de tranquillité à la campagne, moment de ressourcement personnel tout en continuant à m’impliquer dans des œuvres locales.

Quelles sont les conditions de base avant de se lancer dans de tels projets?
Aimer les voyages. Être curieux. Mon père nous sortait les dimanches, nous faisait découvrir l’architecture, les ponts. Il a semé, sans le savoir, ce que serait mon cheminement. Vouloir aider. Ma profession d’enseignante m’a plongée très tôt dans cette dynamique. Je voulais toujours aider un étudiant à réussir.
Il faut également bien planifier son projet, et être patient. Avec Casira, il faut parfois attendre 3 ans avant de pouvoir joindre un projet. Il faut suivre des formations préparatoires, faire des expériences de vie en groupe, vérifier nos aptitudes à rencontrer les défis qui nous seront proposés.

Financièrement, est-ce facilitant?
Nous devons payer nos frais et parfois faire un don supplémentaire pour le matériel lié au projet. Un reçu de charité pour le billet d’avion, les frais de séjour et les matériaux nous est remis, ce qui représente un remboursement de 45 % à 50 %. Par exemple, pour mon voyage en Inde, le coût total net sera de 65 $ par jour. Les escapades touristiques sont non comprises et non couvertes pour le reçu à des fins fiscales.

Comment votre famille vous inspire-t-elle ou vous soutient-elle dans vos projets?
Maintenant, la famille est habituée et soutient mes projets. Ils sont fiers de moi, fiers de voir que leur mère s’occupe, s’active et profite de la vie, et est pleine de projets nourrissants. Un moyen original et efficace de rester jeune.

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