LA GRANDE FINALE THAÏLANDAISE (4)

Posted on 11 février 2019



La dernière portion de notre voyage nous conduit au sud de la Thaïlande, là où il fait bon se reposer. Au retour de Singapour, nous sommes arrivés par avion au sud de l’ile de Phuket dans un endroit peu fréquenté doté d’une jolie plage et d’une eau de mer limpide. Fatigués après les derniers 34 derniers jours de cavale, nous aspirions à un moment de farniente dans un hôtel paradisiaque… et ce fut le cas !

Coucher de soleil sur la plage de Yanui Beach

Phuket, à la fois province et île, est située dans la mer d’Andaman. Cette région est certainement la plus connue des touristes. Tout le long de sa côte ouest, de nombreuses plages attirent d’innombrables visiteurs. Le 26 décembre 2004, on s’en souviendra, un tsunami de plus de 30 mètres a déferlé sur cette partie de la Thaïlande semant la destruction et fauchant la vie de plus de 250,000 personnes. Depuis cet événement, les autorités ont mis en place plusieurs mesures de prévention des catastrophes comme la signalisation qui exige, lorsque survient un tremblement de terre, de prendre ses jambes à son cou et de courir vite, vite…dans un endroit surélevé.

Signalisation tsunami

Même si nous résidions dans un endroit moins touristique, l’argent n’en demeure pas moins maitre des lieux. Les prix pour les repas et les déplacements sont beaucoup plus élevés que dans le nord du pays. Dans le centre de l’ile, nous trouvons Phuket Town, une ville laide, congestionnée par d’immenses bouchons de circulation. Notre brève visite des lieux ne nous permet pas de comprendre la popularité de cet endroit et de ses nombreuses plages environnantes pourtant prisées des touristes.

Le chemin en bus entre Phuket et Krabi, notre seconde destination, est spectaculaire de par ses falaises  abruptes de calcaire, semblables à celles jadis entrevues dans le nord du Vietnam. Arrivés à Krabi, nous logeons dans un très bel hôtel situé près du canal conduisant à la mer. Malheureusement, là comme ailleurs en Thaïlande, nous notons la présence d’odeurs et d’émanations désagréables dans les rues ou sont situés la plupart des restaurants. Les bouches d’ égouts sont sous les trottoirs et ne sont pas hermétiquement scellés.

Un hôtel paradisiaque…

Krabi est l’endroit idéal pour entreprendre la découverte des îles paradisiaques de la mer d’Andaman. Nous en avons vu quatre et effectué deux excursions en apnée. Nous avons fait escale sur la magnifique île Bambou pour une courte baignade, sans y voir la moindre tige de bambou. Nous avons poursuivi par une exploration en apnée dans les environs de la célèbre plage de Maya Bay, lieu de tournage du film La Plage, mettant en vedette Léonardo Di Caprio. L’Île aux Singes et finalement la non moins célèbre Île de Ko Pi Pi envahie par un flot de touristes, beaucoup trop important selon nous. Les paysages et les points de vue sur les lagunes sont tout à fait magnifiques.

La plupart de ces îles sont considérées, à juste titre, comme les plus belles au monde. Malheureusement, l’afflux incontrôlé de touristes irrespectueux de la nature et la présence de centaines de bateaux polluants et bruyants de type speed boat et long tail ont passablement transformé ces paradis en détruisant la faune marine. Lors de nos plongées, nous avons constaté avec beaucoup de tristesse que tous les coraux sans exceptions étaient blanchis et morts. De plus, les variétés et le                                   nnombre de poissons sont faméliques en comparaison de ce qu’ils ont déjà été. Semblables à un

Pollution et destruction des plage

stationnement de centre d’achat, nous avons vu des milliers de touristes et des centaines de bateaux se disputer une place le long des plages. Comment la nature peut-elle supporter un tel achalandage ?

 

Devant cette triste situation, le gouvernement tente timidement de fermer l’accès à certaines des plages les plus à risques et cherche des moyens pour réparer ces immenses dommages. Nous quittons cette splendide région qui mériterait tant le respect de ses écosystèmes !… Espérons que les actions entreprises pour protéger son environnement exceptionnel s’avérerontt efficaces.
Ref : Le Monde 3 octobre 2018
https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/10/03/thailande-la-baie-rendue-celebre-par-le-film-la-plage-degradee-par-le-tourisme-de-masse_5364046_3244.html

Notre dernière escale balnéaire se situe sur l’ile de Koh Samui. Après un parcours du Pellerin de 6 heures en taxi en bus en bateau puis en taxi nous sommes finalement arrivé à la ville de Lamai célèbre pour les plus belles plages de l’ile. Notre hôtel est tout à fait exceptionnel avec sa belle piscine et son cadre environnemental.

Notre hôtel Spa Garden à Koh Samui

L’Île de Koh Samui, notre dernière escale balnéaire, est la deuxième plus grande île de la Thaïlande, située sur la côte sud-est du pays. Nous avons effectué une excursion dans les Îles environnantes au nord de Koh Samui. Le parc national Ang Tong et ses nombreuses enclaves et lagunes sont des endroits incontournables à visiter. Nous y avons découvert une splendide plage de sable fin et grimpé des marches très abruptes avec des angles pouvant atteindre 60 degrés d’inclinaison, pour atteindre un très beau point de vue. Ouf! On avait de la broue dans le toupet une fois  rendus au sommet de la falaise ! L’effort en valait la peine : sous nos yeux s’offrait une vue panoramique des 42 iles environnantes !

Vue spectaculaire du belvédère de Koh Ang Thing

Nous avons maintenant complété ce fabuleux voyage de 48 jours qui nous a permis de ratisser trois pays et d’apprécier leur culture, si différente de la nôtre. Nous avons aimé leurs sites archéologiques et religieux exceptionnels, nous avons apprécié la cuisine thaïlandaise si savoureuse et si variée, nous avons rencontré des gens du crû, écouté leur musique, nous avons échangé avec des gens venus du monde entier. Somme toute, un voyage initiatique d’une grande portée.
Nous rentrons chez nous quelque peu préoccupés de la préservation de tous les habitats naturels de ce coin du monde. La gestion déficiente des eaux usées et le déversement des égouts dans les rivières et la mer deviendront encore plus problématiques dans les années à venir. L’explosion touristique avec ses 35 millions de visiteurs par année met une pression immense sur la capacité de certains sites à gérer cet envahissement.
Nous quittons  Koh Samui pour un retour au bercail avec le sentiment profond d’avoir réalisé un voyage exceptionnel dans un pays tout aussi exceptionnel.

Ray Bourque

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