Quatre OCTOGÉNAIRES sur le Danube – Jours 1-2-3

Posted on 23 octobre 2017

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Danielle, Madeleine Nicole et Hélène poursuivent leur périple sur les eaux tranquilles et… parfois bleues du Danube. Elles sont en Bulgarie, découvrant un pays méconnu dont le passé les fascine. Le bateau atteindra la Porte de fer qui, une fois franchie, les mènera en Serbie. 

Immense tête sculptée à même le rocher là où le Danube devient très étroit…

Vendredi le 22 septembre – Rousse  

La route serpente en montagne dans la longue chaîne des Balkans longeant des champs récoltés, des villages désertés ou presque, qui n’ont jamais dû être souriants.

Heureusement Stella, notre nouvelle guide locale, nous passionne pendant le trajet par un cour d’histoire de Bulgarie, ce pays accordéon qui, comme la Roumanie, s’est agrandi et rétréci selon les conquêtes de part et d’autres depuis le IIe siècle. Par contre, la Bulgarie est le seul état d’Europe qui a gardé son nom depuis 681.

Elle parle abondamment et avec pertinence de la présence des Thraces, de leur culture très avancée, de l’influence des Grecs, de la conquête de Rome, de l’invasion des Slaves en expliquant, chaque fois l’impact sur la société. Alphabet cyrilliques, église orthodoxe, etc.

Les nuances de gris du ciel se succèdent, mais j’ai commandé « sans pluie », et je suis servie. Contraste flagrant à l’arrivée à Biala, petite ville ou gros village, coquet, semble assez riche de je ne sais quoi. Circulation automobile active.  Arrêt technique, et on nous offre thé ou café et petits gâteaux.

Rue de VelikoTarnovo

Nous reprenons la route sans variété et apprenons que c’est la fête nationale de l’indépendance datant du IIe siècle, du temps où Veliko Tarnovo était la capitale. Cette célébration fait  que le Président de la Bulgarie est dans le village pour la circonstance. Cela rend la circulation plus difficile, et des monuments, dont la citadelle, que nous devions visiter, sont fermés au public pendant la visite présidentielle.

Effet collatéral : tous les groupes de touristes commencent leur visite par la même église aux fresques remarquables du XVe siècle, ce qui provoque congestion et attente avant d’entrer.

Il n’y a pas un centimètre carré des murs ou des plafonds des trois pièces de l’église qui n’est pas peint, racontant la vie du Christ, des saints, le jugement dernier, fresques nettoyées de toute la suie des cierges des siècles passés, mais pas retouchées, sauf exception indiqué  par des traits hachures.

Saint Georges chassant le dragon…

Malheureusement cet afflux inhabituel de visiteurs nous a forcés à faire cette visite plus vite car Stella a été très frustrée de l’attente avant l’entrée, jugeant que ses collègues auraient dû penser aux autres et limiter leur temps de visite, ce qu’elle a fait. Mais cette attente à décalé le reste du programme, donc, non seulement la montée à la citadelle à sauté, à cause du Président, mais la visite au château aussi par manque de temps.

Nous avons vu le village, les murs de protection autour des terrains comprennent des poutres de bois horizontales dans la maçonnerie comme élément antisismique, très joli. Les constructions, même l’église, ne devaient pas dépasser la hauteur d’un Turc à cheval.

La peur des collecteurs d’impôt et des Turcs qui venaient enlever  les petits garçons chrétiens pour les transformer en janissaires en Turquie, a amené les résidents à construire des super protections dans les maisons nous en avons visité une toute meublée qui permet d’imaginer la vie de l’époque.

De retour au bateau, nous avions le cocktail de bienvenue du capitaine, une jolie coupe de mimosa, champagne et jus d’orange, suivi d’un super dîner, délicieux, qui fait passer la déception de l’expédition.

Hélène, Danielle, Madeleine et Nicole, les octogénaires joyeuses.

 

Samedi le 23 septembre –  Orjahovo

En général nous naviguons de nuit et accostons le matin. Les excursions sont facultatives, assez chères et devaient être choisies le vendredi soir, en principe à partir des descriptions que nous avions. Nous en avions tiré des projets mais grâce aux conseils de Béatrice, la conférencière, nous avons modifié nos plans.

Orjahovo

 

Samedi matin nous avons accosté en Bulgarie à Orjahovo. Cette petite ville avait été très active sous le régime           communiste mais est maintenant désertée par les éléments jeunes de sa population qui doivent aller trouver du travail dans d’autres centres. Ne restent donc que les retraités qui conservent et entretiennent leurs maisons et jardins, souvent gardent leurs petits enfants.

Les passagers qui avaient pris l’option d’aller à Sofia, trois heures de car à l’aller, et autant au retour, avaient quitté. Cette durée de trajet nous avait fait rejeter le projet. Donc, nous restions, un certain nombre, avec l’option de rester à bord ou de suivre Béatrice qui a spontanément offert de nous guider dans cette ville très en pente. Je me suis péniblement rendue en haut, Nicole et Madeleine plus facilement, Danielle a renoncé à la vue de la côte.

Il faisait un soleil radieux et la promenade, bien qu’exigeante, était agréable et nous a permis de voir, malgré le délabrement de beaucoup de maisons, ce qu’avait pu être cette petite ville, avec ses places, rues, édifices publics encore en service et bien entretenus. Par contre, aucune vie commerciale. Dans la rue principale il y avait une galerie d’art, que nous avons visitée, une marchande de soutient-gorges et un café.

La charmante petite église, que nous n’aurions peut-être pas trouvée sans Béatrice, était fermée, mais il y avait un baptême prévu justement donc le pope est venu ouvrir l’église un peu avant et nous avons pu visiter et voir le pope drapé dans ses vêtements liturgiques dorés, et voir arriver les familles avec les enfants tout propres, les petites filles avec leurs plus belles robes… Il y avait même une Trabant briquée comme un sou neuf.

Ce qui nous a frappés, c’est le manque total d’initiative pour profiter de la présence de passagers du bateau. Aucun marchand de souvenirs ou de produits locaux. Nous n’avons rien vu d’alimentaire non plus. Est-ce le résultat des années de régime communiste ?

Pour revenir au bateau, nous avions le choix de descendre la côte, péniblement montée,  ou de prendre un escalier dans un parc ombragé plus court en temps. J’ai préféré la route très ensoleillée. Il faisait très chaud. Nous étions partis sous un ciel incertain avec chandail et coupe-vent et au fur et à mesure, j’enlevais des pelures pour me retrouver en T-shirt

L’après-midi, nous nous sommes installées sur les chaises longues du très venteux « pont soleil », moi en T-shirt et Danielle avec coupe-vent et foulard. Très bel après-midi de farniente.

Dimanche le 24 septembre – Journée à bord et les Portes de fer

C’est la seule journée où le bateau navigue de jour et n’accoste pas. Nous devons passer les Portes de Fer, soit la série d’écluses, dont une double, la première nous faisant monter de 15 mètres et, tout de suite, la deuxième de 20 mètres, le tout prend une heure et demi. Impressionnant.

Le matin, nous avons eu une conférence de Béatrice, avec écran montrant les territoires selon les époques, sur les peuples des Balkans. L’histoire a beau être trop compliquée pour que nous puissions la retenir exactement, mais Beatrice nous a communiqué une image vivante de tous les mouvements de frontières, d’occupations, de religions imposées, de conflits, de conquêtes successives, ce qui aide à comprendre les conflits récents.

Après, nous avons eu, sur le bien nommé pont soleil, une dégustation de spécialités bulgares, très intéressantes, accompagnées de rakya, sorte d’eau de vie de prune que nous avons pris pour de la vodka que j’apprécie toujours. Cette mise en bouche, très réussie, a malheureusement été suivie d’un repas léger plutôt décevant, mais nous étions restées au soleil et pouvions nous régaler du décor changeant des deux rives.

La table de Trajan

Dès qu’il y avait un point d’intérêt Béatrice intervenait au micro pour prévenir de regarder à bâbord ou à tribord, la table de Trajan, démontée et sauvée des eaux au moment où le barrage a été construit, ou l’immense tête sculptée dans le rocher du détroit où le Danube est à sa moins grande largeur.

Les paysages sont splendides, nous les apprécions jusqu’au dîner et la soirée se passe sans rien de spécial.

Les quatre octogénaires réjouies, Danielle, Hélène, Madeleine, Nicole

Dimanche le 24 septembre – Journée à bord, les Portes de Fer

C’est la seule journée où le bateau navigue de jour et n’accoste pas. Nous devons passer les Portes de Fer, soit la série d’écluses, dont une double, la première nous faisant monter de 15 mètres et, tout de suite, la deuxième de 20 mètres, le tout prend une heure et demi. Impressionnant.

Le matin, nous avons eu une conférence de Béatrice, avec écran montrant les territoires selon les époques, sur les peuples des Balkans. L’histoire a beau être trop compliquée pour que nous puissions la retenir exactement, mais Beatrice nous a communiqué une image vivante de tous les mouvements de frontières, d’occupations, de religions imposées, de conflits, de conquêtes successives de:grecs, latins, slaves, ottomans, avec les traces laissées  par chacune, ce qui aide à comprendre les conflits récents.

Après, nous avons eu, sur le bien nommé pont soleil, une dégustation de spécialités bulgares, très intéressantes, accompagnées de rakya, sorte d’eau de vie de prune que nous avons pris pour de la vodka que j’apprécie toujours. Cette mise en bouche, très réussie, a malheureusement été suivie d’un repas léger plutôt décevant, mais nous étions restées au soleil et pouvions nous régaler du décor changeant des deux rives.

Dès qu’il y avait un point d’intérêt Béatrice intervenait au micro pour prévenir de regarder à bâbord ou à tribord, la table de Trajan, démontée et sauvée des eaux au moment où le barrage a été construit, ou l’immense tête sculptée dans le rocher du détroit où le Danube est à sa moins grande largeur.

Les paysages sont splendides, nous les apprécions jusqu’au dîner et la soirée se passe sans rien de spécial.

Les quatre octogénaires réjouies, Danielle, Hélène, Madeleine, Nicole 

Prochaine étape : Belgrade 

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