SOUS mes CIELS CHINOIS – suite et fin

Posted on 13 juin 2017

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Suite et fin du séjour de l’amie Hélène Tanghe en Chine

Jour 8

Depuis cette nuit,  c’est un tambourinage sur le pont supérieur qui sert de toit à nos cabines. Rien ne laisse espérer que ça cessera et, pour moi, la visite de la tour Shibao, renommée ici la pagode rouge, est à l’eau ! Diane y est allée et me raconte la longue marche sous la pluie, les dix étages d’un escalier de bois aux marches étroites, tout pour me consoler et me féliciter d’être restée à bord à me reposer.

Le décor de collines vertes de conifères où s’accroche un voile de brume, sauvages, nous accompagne sous la pluie pour notre dernier jour de croisière. Quelques maisons éparpillées ou regroupées à trois ou quatre, jusqu’à huit. Rien de joli. Des cascades déversent le trop plein de pluie. A l’occasion, un flanc cultivé, de rares accès à l’eau, pas de route visible, mais de quoi diable vivent-ils ?

Je suis allée au cours de Mah-jong cet après- midi, ai appris au moins les rudiments de ce jeu, mais c’est complexe et j’ai peur de tout oublier si je ne m’y mets pas rapidement.

Ce soir, le souper était servi à table, à la chinoise, avec quatorze plats se succédant sur la plaque tournante. Après, les passagers présentent leur «spectacle», très amateur et bon enfant. Les francophones présentaient, en groupes de quinze ou vingt, soit une chanson soit, comme notre groupe, une danse sur la musique de « Signing in the rain », alors que les anglophones venaient en solo faire leur chanson.

L’un d’eux avait une belle voix et, en prime, le sens du show business : il a goûté à fond cette minute de gloire. À plusieurs reprises le public applaudissait comme pour l’arrêter, mais il continuait sa longue toune, sans se laisser démonter.

Demain, départ à 8:00. C’est la fin d’une croisière où nous avons contemplé des paysages à couper le souffle et vécu dans un décor très agréable.

 Jour 9

Brume, brouillard, bruine, ondées, averse, pluie, pluie forte, j’ai peur de manquer de vocabulaire pour décrire la température.

Chongquing, la plus grande ville du monde ?

Nous avons débarqué et rejoint la terre ferme par des passerelles successives et variées en confort pour arriver au pied d’un immense escalier sans rampe, à gravir avec l’aide de Diane et Louise, pour arriver enfin à l’autobus. Nous sommes dans la banlieue lointaine de la ville de Chongquing, 32 millions d’habitants, la plus grande de Chine et peut-être du monde.

Pour l’instant, nous en avons pour une heure et demie de route tout à fait campagnarde. Je crois que nous avons vu plus de Chinois à bord du bateau que de tout le voyage à ce jour, à part dans les musées.

Nous passons par d’immenses tunnels qui transpercent des collines. On revoit aussi les cultures en espaliers, les étangs d’élevage de carpes et les rizières familiales.

Nous allons avoir un guide local, une bonne chose si son français est adéquat, car Andy, en principe responsable du groupe de l’autobus, a dû agir comme guide, sans beaucoup de compétence. C’est le point faible du tour.

Nous sommes allés visiter le zoo de Chongqing voir des pandas géants, un qui mangeait ses bambous, les autres

Le panda, animal chéri des Chinois…

faisaient la sieste, un plié en deux sur une branche un autre sur le dos. Le zoo est splendide, plein d’arbres mais à part les pandas, il y a peu d’animaux. Une girafe, des kangourous que je ne suis pas allée voir, ma sciatique m’amenant à analyser prudemment si je veux vraiment monter un escalier pour voir «ça».

Au lunch, nous avons enfin retrouvé au restaurant la nourriture chinoise que nous aimons. Ça fait plaisir. Puis nous sommes allés à l’ancien village de Ciqikou et si pendant le voyage nous avons trouvé qu’il y avait moins de Chinois qu’on l’avait cru, là on en a pour notre argent, si je peux dire !

Ce village est un attrait touristique où ont été conservées des maisons d’autrefois, des rues piétonnes pleines de monde avec des boutiques de tous genres sur les deux côtés. C’est la Chine telle qu’on l’imagine, bruyante colorée, les marchands faisant la criée pour attirer les clients. Des Chinois en masse plus les autocars de notre agence Sinorama, ça faisait une énorme circulation dans les deux sens.

La tournée de Ciqikou terminée et une fois résolu un malentendu qui a dispersé le groupe loin de l’autobus et jeté la confusion, nous sommes arrivés à notre hôtel, d’un luxe et d’un raffinement exceptionnels. Je ne m’imaginais pas un jour aller dans un tel palace.

Je vais dormir, demain c’est l’avion.

Jour 10

Rien n’est parfait. L’hôtel Radisson magnifique, super design, élégant et somptueusement sobre, comme nous n’en avons jamais vu Diane ou moi.

En entrant dans la chambre, les rideaux s’ouvrent automatiquement et, surprise, la salle de bain est intégrée à la chambre : bain romain à côté d’un des lits, plancher de marbre, robinetterie Toto, le tout parfait pour un couple en lune de miel ou pour un lupanar pour homme d’affaire en goguette, mais pas tout à fait adapté à Diane et moi.

Cachés dans les murs, des paravents de soie grège recouverte de vitres permettraient une certaine intimité si un des panneaux ne s’était coincé dans le mur. Le côté du panneau manquant donne sur une grande glace… qui reflète le tout dans la chambre. Par ailleurs, pour atteindre le crochet où pendre un vêtement, avec les panneaux fermés, il faut grimper dans la baignoire qui sert aussi de porte serviette.

Le trajet vers l’aéroport a duré une heure, en grande partie dans la circulation du matin, plein de temps pour regarder le paysage urbain sans âme, déprimant. Des tours de 30 à 50 étages, par groupes identiques de quinze à vingt, collées les unes sur les autres, de style plutôt soviétique que brésilien, qui auront bientôt l’air de taudis. Le tout construit sur des quartiers, probablement typiques et rasés, comme on en a vus partout.

Non, on ne visite pas la Chine pour son décor urbain et on ne retrouve qu’artificiellement, comme hier, des quartiers sauvegardés pour les touristes et les Chinois nostalgiques ou en quête d’exotisme. La Chine s’est voulue «moderne» et a nié son passé qui en faisait l’unicité et l’intérêt pour les visiteurs. Comment réagira, dans 20 ans, ce peuple élevé dans des cages à poules déshumanisées ?

Aucun effort de siniser, sauf exception, l’allure des buildings. Dans le livre électronique que je lis sur la Chine on parle de gangs de rue et d’enfants exploités. Bien sûr, on ne peut voir cette réalité en voyageant comme nous le faisons en autocar, d’un hôtel luxueux à un autre de super luxe.

On voit des gens qui font des petits métiers, nettoyeurs dans les rues mais avec des uniformes, donc vraisemblablement payés, sans doute de misère, mais payés. Nous avons croisé en débarquant, et revu une autre fois des hommes qui portaient de lourdes charges au bout de bâtons appuyés sur leurs épaules, ce n’est certainement pas loin de l’exploitation.

Dans l’ensemble de ce que nous avons pu voir, il n’y a aucune mendicité, de façon générale les gens sont très bien habillés, chics, les voitures très très nombreuses sont souvent luxueuses et impeccables. On est loin des masses de vélos ou des scooters du Vietnam. Les enfants sont tous à croquer, et ceux que nous voyons dans les parcs, restaurants ou dans les rues sont, à l’évidence, gâtés par leurs parents.

Au cours du trajet vers l’aéroport nous voyons des portraits d’hommes politiques, de savants, de poètes etc. reproduits, en noir et blanc sur les piliers d’une autoroute surélevée, dont une seule photo de Mao et de Tchang Kaï-chek. Le guide nous a alors fait l’historique de la Chine depuis la guerre du Japon. Très intéressant.

Quelques célèbres guerriers en terre cuite de Xi’An

Vol jusqu’à Xi’an, village qui, jusqu’en 1974, date de la découverte des guerriers de terre cuite, est maintenant une ville de 10 millions d’habitants. À l’arrivée, nous allons directement manger au restaurant de l’aéroport très bon. Nous avons une guide locale, Claire pour nous, très articulée.

Puis allons passer une heure dans le parc de la Pagode de l’Oie sauvage commandée par un moine qui, guidé par une oie sauvage, s’est rendu en Inde étudier le sanscrit et ramener la religion bouddhiste en Chine jusque là taoïste. Promenade à l’ombre et jardin fleuri. Passablement de monde, mais pas de foule. Beaucoup d’enfants, petits.

Le soir spectacle féerique de danse et musique avec des costumes somptueux. Vraiment ravissant. Suivi d’un «banquet de raviolis», seize variétés, avec une forme évoquant la farce: canard, porc, chou etc., un par personne, servis chauds dans des paniers de bambou. Délicieux, nous n’avions pas eu l’occasion encore de manger ce genre de plat.

Au retour nous longeons la muraille dont les créneaux et les guérites sont soulignés par une série de petites lumières jaunes, éclairage discret mais efficace.

Encore une journée très variée. Je conjugue maintenant rhume et sciatique, j’ai vu mieux comme confort !

Jour 11

Le jour onze est très ensoleillé.

Premier arrêt à la fabrique de jade où on nous explique bien que c’est une pierre très dure, qu’on a retrouvé des instruments agraires du néolithique en jade. C’est aussi une pierre magique qu’on offre aux filles, que la belle-mère offre à sa brue pour les noces en gage de bonheur et qu’on transmet de génération en génération. On nous explique aussi comment reconnaître la contrefaçon, après tout on est en Chine, et ça ils connaissent ! Donc, des imitations de jade en plastique, le poids est un révélateur immédiat. Dans le verre contenant de la poudre de jade, il manque les nervures. Car ce qui donne la valeur au jade c’est la transparence et les nervures. Le jade peut être blanc jusqu’à caramel foncé en passant par des nuances de vert.

Nous allons voir les artisans qui gravent et sculptent sous un goutte à goutte pendant des jours jusqu’à un mois un même morceau. La salle de vente est entourée de pièces spectaculaires à des prix qui le sont aussi. Je les ai admirées et photographiées et pendant que les autres faisaient des achats, je me suis assise à une table et fait offrir du thé.
Après le jade, nous sommes allés dans une fabrique de répliques de toutes tailles des guerriers de terre cuite. Là encore, dans le bazar attenant, les prix étaient exagérés. J’ai vu une boîte que j’ai payée 30¥ au spectacle, vendue à 100¥. Il n’y a rien d’intéressant. A l’étage supérieur il y a une fabrique de meubles laqués, certains très décorés et en relief, mais d’autres, plus sobres, pourraient très bien décorer un salon québécois. Là encore c’est une question de patience et le savoir-faire.

Nous mangeons dans ce même édifice, avant d’aller aux soldats. Dans ses explications Claire raconte que c’est l’empereur Quin, qui pendant trente-sept ans a préparé son mausolée mais qui est mort avant qu’il ne soit terminé et c’est son fils qui a complété l’œuvre de son père.

En rangs serrés, ils semblent redoutables !

En plus de faire faire cette armée de terre cuite, cet empereur a fait massacrer 720 000 paysans. Peu de temps après sa mort, la dynastie a été défaite, et un général de la dynastie suivante, a fait briser tous les soldats. Pour venger les paysans.

Je n’avais jamais lu ou entendu cette histoire. Il fallait voir l’expression de découragement et les protestations des membres du groupe qui ne pouvaient croire qu’ils étaient venus jusqu’ici pour voir des soldats en petit morceaux. La guide riait bien. En fait ils ont été minutieusement reconstitués et ils sont six mille en rang dans leur fosse et nous les regardons de haut.

Il y a quatre exemples, montrés dans des vitrines pour qu’on puisse voir les détails. A cet égard, l’exposition au MBA de Montréal il y a quelques années était remarquable. Je les ai beaucoup mieux vus là qu’ici. Mais c’est impressionnant.
Le paysan qui a, en 1974, trouvé la première tête en creusant un puit s’est fait offrir 300¥ (60$ d’aujourd’hui) pour sa terre et le reste du village exproprié, à peu près autant. Les villageois lui en ont beaucoup voulu d’avoir révélé sa trouvaille.
C’est Jacques Chirac qui a convaincu le gouvernement chinois de les dédommager à la juste valeur de leur découverte. Ils vivent très bien maintenant. Dit la guide.

Les bâtiments qui abritent les soldats et la fouille sont dans un immense parc. Avec la visite et la traversée du parc, il s’agit d’une marche de trois heures. À l’arrivée des cars il y a une «flotille» de pousseurs de fauteuils roulants qui offrent leur service avec insistance. Inutile de dire que je n’avais pas fait deux pas que j’étais repérée. Le prix de 300¥ m’a fait reculer, mais j’ai pris une navette qui m’a épargné la moitié du trajet.
À l’arrivée de la navette encore d’autres chaises et un pousseur, qui voulait tellement mon bien était descendu à 200 ¥. J’aurais dû le prendre car le retour, sans navette, m’a paru très long.

En route Claire explique le coût d’un appartement dans ces tours qui poussent partout. Selon la ville, l’emplacement etc., les prix vont de 300¥ à 1000¥ le mètre carré. Dans le cas d’expropriation, on donne dans le nouvel immeuble la superficie équivalente à celle de leur maison, ce qui équivaut souvent à plusieurs appartements qu’ils peuvent louer.

Jour 12
Jour de déplacement en avion sans grand intérêt.

Jour 13
La splendeur, ciel bleu, soleil, chaleur où est la soit disant pollution? Il va faire 26. C’est la journée de toutes les cartes postales et publicités de Beijing. Le matin, c’est le Temple du Ciel où l’empereur venait prier pour avoir de bonnes récoltes, la prospérité et la longévité.

Le Temple du ciel

Le premier édifice en marbre blanc, circulaire, donc Yang, masculin, indiquant le pouvoir et la force, le soleil, et sur la terrasse un cercle indiquant le centre de l’univers où l’empereur se plaçait, puisqu’il était l’empereur de l’Empire du milieu, pour invoquer les dieux. Inutile de dire que tout le monde s’est fait photographier au centre de l’univers.

Les édifices sont magnifiques, peints aux quatre couleurs: bleu pour le

Un toit coloré autour du Temple du ciel

ciel, rouge pour le bonheur, couleur préférée des chinois, vert pour la nature, jaune pour le pouvoir et la longévité, réservé à l’empereur. C’est une succession d’édifices spectaculaires où il faut monter et descendre de multiples escaliers que j’ai réussi à gravir, sauf le plus haut que j’ai photographié d’en bas. Le yin est carré représente le féminin, la lune et l’eau.

Il s’agit de voir l’extérieur des bâtiments car il n’y a rien vraiment à l’intérieur.

Après cette visite passionnante mais fatigante, nous avons fait une pause pour la cérémonie du thé. Très intéressantes explications et j’ai fini par y trouver le fameux thé  dont j’ai traîné l’emballage et que j’avais cherché partout.

Nous allons manger près de la Place Tiananmen. Le repas est servi dans des pièces séparées, chaque tablée a sa salle. Très agréable, bon et chic. Je me fais prévenir que l’après-midi va être très fatigant avec une très longue marche.
Du coup, j’ai emprunté 50$ à une co-voyageuse et pris une chaise roulante pour l’après-midi. C’est la meilleure décision que j’aie prise du voyage ! Mon «chauffeur» était adorable s’arrangeant toujours pour que j’entende bien la guide et puisse prendre la photo que je voulais ou que lui voulait que je prenne, m’indiquant qu’il fallait que je rapproche, me montrant le plafond que je n’avais pas regardé.

Une autre passagère, Pauline, qui a aussi un problème de jambe, a décidé de m’accompagner à pied pour éviter les escaliers. Nous avons ainsi visité la place Tiananmen, impressionnante de grandeur, mais pas esthétique. S’il n’y avait pas le contexte historique pour nous, ce ne serait qu’un très vaste espace sans âme. Je me souviens qu’à Hanoï, on nous avait aussi dit que c’était la plus grande place du monde!

Puis, nous sommes allés au jardin qui recrée, comme tous les parcs, la montagne, symbolisée par des rochers, yang, de l’eau, yin, des plantes l’harmonie des deux. Il y a aussi des kiosques et des bâtiments jolis et des pivoines que mon guide tenait à ce que je les photographie. Les arbres fruitiers sont en fleur partout, c’est une splendeur, en particulier les pêchers et les cerisiers.

La Cité Interdite

De là, nous allons à la Cité Interdite, splendide. Impressionnant ensemble d’édifices impériaux tels que toutes les images de Chine ou de Beijing nous les montrent. Même si on les a vus en image, c’est magnifique de les contempler en vrai. Avec les ravages de la période Mao, c’est un miracle que ce soit resté debout et même bien entretenu.
Toujours avec mon guide et Pauline, nous avons attendu assis à l’ombre que le groupe revienne de l’ascension du bâtiment central, je ne sais combien de marches à monter et descendre. Inimaginable pour moi de faire cette expédition. Mon nouvel ami nous a montré des photos de sa femme et de ses enfants. Il était très attentif, même pour visiter un petit musée, il a grimpé la chaise même si je lui ai dit que je n’en avais pas besoin.
Après la splendeur de la Cité Interdite, le programme prévoit un tour en cyclo-pousse du vieux Pékin. Cette zone est protégée in extremis par le gouvernement et restaurée. C’est l’endroit de Pékin où le mètre carré est le plus cher. Les ruelles sont sensées être animées et représenter la vraie vie chinoise.

Nous avons attendu les pousse-pousse une bonne demi-heure sur une place pleine d’enfants, de Chinois se relaxant et d’autres autocars venus faire le même tour.
Une fois partis les treize cyclos-pousse, en file indienne, nous ont fait parcourir des ruelles, arrière de maison de briques grises, avec les déchets, pas âme qui vive, moche de chez moche, quel anti climax !

Heureusement, de là nous sommes allés souper. Nous avions commandé, en spécial et supplément, du canard laqué pour notre table. Découpé devant nous, délicieux, et il venait en plus du souper normal. Nous nous sommes régalés.
L’ensemble des déplacements de la journée, annoncés comme six kilomètres, en fait, calculé par le téléphone de Diane, montait à onze km. Probablement que le six ne comptait que l’après-midi où j’étais en chaise roulante. Bref, même moi, suis arrivée fourbue, mais éblouie.

Jour 14

La grande muraille comme point culminant du voyage.

Il fait beau depuis que nous avons quitté le bateau. Dommage, car les paysages des trois gorges étaient magnifiques, mais tant mieux, car ce que nous faisons comme visites depuis le débarquement auraient été terrible sous la pluie. Nous sommes tous bronzés comme après un voyage dans le sud.

Voilà la dernière journée qui s’est amorcée par la visite des jardins d’été de l’empereur avec un grand lac, des îlots et des ponts, des bateaux sur l’eau et la résidence d’été de l’Empereur, fermée maintenant, dominant une colline naturelle. Les présidents actuels ont aussi une résidence d’été sur ce lac mais moderne. De jolis pavillons, des ponts, un à neuf piliers, chiffre parfait, des allées ombragées.

Après le jardin, les perles. Encore une étape pour permettre aux touristes d’acheter. Les gens qui ne cherchent rien trouvent ces arrêts trop longs mais ils font partie de la commande pour les voyages organisés, et chaque fois j’ai fini par céder à un ou plusieurs achats, que je ne regrette pas.

Lors des promenades, notre guide, au lieu de demander si on veut aller au toilette, demande si on veut chanter. Je trouve ça joli, et j’ai l’intention de garder l’expression. Les toilettes turques ont beaucoup perturbé nos compagnes de voyage qui préféraient attendre en ligne pour avoir une toilette avec un bol, libérant les autres pour Diane et moi et quelques audacieuses. On nous avait prévenu qu’il fallait apporter notre papier dans les toilettes publiques mais la plupart en avait, il fallait quelques fois le prendre avant d’entrer.

Après les perles, le cloisonné, une autre spécialité chinoise, et le lunch,  départ pour la Grande Muraille, une route assez longue dans la circulation du samedi. A l’approche, nous voyons les montagnes en dents de scie au sommet desquelles la muraille est construite. Sur place c’est spectaculaire on en voit une partie avec ses guérites de l’autre côté de là où le car nous à laissés, complètement isolée et dans un décor sauvage.

La Grande Muraille

Où nous sommes, il y a un immense escalier de 780 marches, Ceux qui se rendent au sommet ont une médaille, et un certificat. Au moins un membre de notre groupe a fait l’ascension. Je n’ai aucun regret d’y avoir renoncé. Nous n’avons fait que quelques pas, juste pour dire que nous avons mis les pieds sur la Grande Muraille. L’ensemble est très impressionnant et force l’imagination.

Le soleil plombait et bien vite, une fois les photos prises, nous avons eu envie de nous asseoir dans un café au frais. Après la grande muraille, nous sommes revenus à Beijing pour un très bon souper qu’on nous a servi dans des salles individuelles. C’était le dernier repas ensemble en tant que tablée et nous nous sommes félicités les uns les autres d’avoir passé un si bon temps ensemble, constatant que nous n’aurions voulu être avec aucun autre groupe
Après le souper, nous avons fait une promenade dans un jardin le long d’un lac, bordé de restaurants et boutiques. C’est le lieu de sortie dès Pékinois, très animé avec des montreurs d’amusants  gadgets de toutes sortes.
En autobus, nous avons entrepris  le tour de Pékin la nuit, beaucoup plus beau que le jour. Cela a bien fini ce voyage et laissé une excellente impression.

Dès le lendemain, le vol Pekin Vancouver est parti avec une heure de retard. Me voilà de nouveau sous mes ciels québécois… jusqu’au prochain départ !
Hélène Tanghe

L’agence de voyage : Vacances Sinorama
Tel: 1-888-579-5519, 1-514-866-6888
L’adresse : 998 Boulevard Saint-Laurent suite 518 , Montréal, Qc. H2Z 9Y9
Courriel : info@vacancesinorama.com

Le circuit que j’ai fait s’appelle: La Chine Glorieuse et le fleuve Yangtze (Trois Gorges) 15 jours.

Sinorama propose plusieurs forfaits et tours différents en Chine et dans d’autres pays d’Asie. Tout peut se faire par internet. Les coûts sont remarquablement bas pour une qualité cinq étoiles. Les agences de voyage peuvent offrir les forfaits Sinorama. Au téléphone à Sinorama, il arrive que le français ne soit pas adéquat, il faut demander un autre interlocuteur.

 

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