Séjour en RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

Posted on 23 février 2016

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 Ray Bourque est un peu comme Tintin… Il va d’une contrée à l’autre au gré de ses goûts et désirs d’aventure. Après le Costa Rica, l’Italie, Israël, Dubaï et tant d’autres,
le voici en République dominicaine, une destination de tout repos…

Nous sommes installés dans notre condo situé à Las Terrenas dans le nord-est de l’ile d’Hispaniola, en République dominicaine. Notre vol a été retardé de deux heures à Toronto en raison d’une tempête de neige… mais enfin, nous y voilà ! Notre lieu de séjour, situé au bord de la mer des Caraïbes, est de style «grandes villas blanches du Sud» avec ses colonnes et ses balcons individuels. La piscine est grande et agréable et le service hôtelier   incomparable.

La population de ce pays est de 10.5 millions, son PIB par habitant de $9,700 comparativement à $5,900 pour Cuba.  Sur le plan économique, il rejoint plusieurs des pays des Caraïbes et de l’Amérique centrale.  La República Dominicana, est un pays des Grandes Antilles qui occupe, à l’est, environ les deux tiers de l’île, tandis que Haïti en occupe la partie ouest. Le taux de chômage est de 15% et 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le tourisme est la principale activité économique du pays dont l’âge moyen des habitants est de 22 ans.

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Cette mise en situation est un premier regard sur la réalité dominicaine.  Nous aurons de plus la chance de vivre pleinement  l’expérience des contacts avec les gens du pays et d’apprécier cette culture bien particulière. Même si nous demeurons dans un complexe luxueux fermé, nous pouvons facilement les  côtoyer.

Nous avons débuté notre exploration du village de Las Terrenas et avons réalisé que cet endroit avait une importante population de Français et d’Italiens, mais aussi beaucoup de Québécois. Le village est très agréable avec ses bons restaurants et ses pâtisseries et épiceries à l’européenne.

L’environnement

Déjà un mois dans ce pays des Caraïbes et nous sommes encore sains et saufs…  pas d’attaque du virus ZIKA ! Ce pays est victime de bien des préjugés.  Il est possible  que les  touristes qui vivent emmurés dans des endroits tout inclus et qui ne sortent jamais de cet environnement puissent, pour les mauvaises raisons,  se contenter de leur coin de plage sans jamais «mettre le nez dehors» .  Dommage ! Nous côtoyons les habitants de l’Île et apprenons à les apprécier. En aucun cas avons-nous vécu une expérience désagréable.

Notre hôtel nommé Albachiara est situé à l’entrée du village de Las-Terranas,   à environ 45 minutes de l’aéroport de Samana.  L’endroit est séparé du bord de mer par une rue  qui est quelquefois source  d’innombrables et pétaradants vroum vroum… Nous nous déplaçons à pied pour aller faire nos achats. Dans ce village, nous trouvons deux  grosses épiceries dont une appartenant  à des intérêts français,  des restaurants  à profusion, une bonne boulangerie-pâtisserie française, des pharmacies, une clinique médicale ouverte 24 heures sur 24, des boutiques de bricoles bref, tout ce qui est requis pour combler nos besoins. La température est idéale, 25 à 30 Celsius et les plages de beau sable fin sont magnifiques.

Pour nous rendre au village, nous empruntons un chemin où nous devons nous arrêter pour éviter d’être happés par des hordes de démons à cheval sur leur moto. Il nous faut prier pour ne pas tomber dans des trous et être sans cesse aux aguets pour ne pas éviter le contact avec des objets de toutes natures… qui parfois dégagent des odeurs bizarres.  Après quelques bonnes prières  et l’utilisation  de certains mots puisés à même notre  vocabulaire d’accessoires sacrés, nous réussissons à faire des allers-retours  sans trop d’encombre.

Les Dominicains sont originaires de différentes races,  initialement des autochtones issus des environs, puis des Espagnols avec la venue de Christophe Colomb et, finalement, des esclaves d’Afrique de l’Est. Le résultat est assez particulier : les gens  sont généralement de couleur foncée. Les femmes ont d’immenses poitrines mises  en valeur par des vêtements très moulants et des postérieurs particulièrement impressionnants.  Ce trait physiologique est un héritage des ancêtres de l’Afrique de l’Est.

Un autre caractéristique importante de leur culture est d’aimer passionnément la musique… très forte ! De nombreux véhicules circulent avec d’immenses systèmes de son qui diffusent une musique locale entrainante qui doit grimper à plus de 120 décibels, avec une utilisation excessive des basses (boum, boum, boum ) qui vous font sortir de vos chaussures et décoller le plâtre des murs du condo.

La culture et la belle vie

If you want to sing out sing out…  C’est sur ces paroles de la chanson de Cat Stevens que j’écris ce texte. Celui-ci, en 1971, a réalisé pour le film Harold et Maude cette magnifique musique qui nous envoie un message simple et clair que chacun interprétera à sa façon.

Pour l’entendre, cliquez sur ce lien :¸ https://www.youtube.com/watch?v=NDq36YD1ESM

Assis au bord de la piscine à contempler un ciel magnifique avec cette musique en arrière-plan, je réalise que nous sommes privilégiés de pouvoir profiter de ces largesses que la vie nous offre. À force de côtoyer les insulaires, nous comprenons plus facilement cette façon de vivre. Bercés par la mer et jouissant d’une température idéale tout au cours de l’année, les gens du pays ont adopté un rythme de vie lent et nonchalant. Dans la gamme de leurs valeurs, la musique, la danse et la socialisation occupent le premier rang.

Selon plusieurs témoignages des gens de la région, les hommes dominicains  tombent rapidement et souvent amoureux  de très jeunes et  belles Dominicaines. Ces beaux gars préfèrent butiner plusieurs beautés à la fois plutôt que de s’attarder à la même personne. Le résultat de ces rencontres fortuites est la prolifération de nombreux bébés issus de plusieurs papas différents. Ces enfants seraient le plus souvent à la charge de très jeunes et  pauvres mamans… À nos yeux, cette situation a quelque chose d’intolérable.

9 Plage Las Terrenas_redimensionnerLes plages de cette région sont magnifiques avec leur sable fin bordant une mer de couleur turquoise qui s’étend sur plus de 600 kilomètres. Le littoral dominicain s’étend sur 1 633 km, de la côte Atlantique au nord, à la mer des Caraïbes au sud. En quelque sorte un paradis pour la baignade et la relaxation. Nous avons exploré la magnifique plage de Coson avec ses nombreux surfeurs debout sur des vagues impressionnantes. Directement sur cette plage, avec les pieds dans le sable, nous avons dégusté de bons poissons frais grillés sur place, le tout accompagné de savoureuse bière locale .28 lot de Langoustes Plage Las Terrenas_redimensionner

Dimanche dernier, nous avons assisté à une compétition de cerf- volant sur surf (KiteSurfing ) sur la plage de Las Terrenas. Tout un spectacle avec des athlètes qui réussissent à maitriser ces équipements, tout en atteignant des vitesses surprenantes.

Quelques-uns d’entre nous ont exploré la capitale Santo Domingo située à deux heures trente de notre coin de villégiature. La route est toute récente et traverse une très belle région montagneuse pour se terminer dans une plaine où abondent les rizières.

Santo Domingo est la première cité coloniale de l’Amérique du Nord. Cette ville fut fondée par Christophe Colomb en 1492. Elle fait partie des sites reconnus par l’Unesco depuis 1990. Sur la  place se dresse la plus ancienne cathédrale d’Amérique : Santa María La Menor. Massif, le bâtiment terminé en 1540 abrite des voûtes d’ogives et des colonnes torsadées qui rappellent du premier coup d’œil, les grands monuments religieux européens.

La vieille ville coloniale s’étend sur 4 Km 2. Sa rue piétonne (Calle El Condo) est particulièrement intéressante à parcourir. Nous avons visité plusieurs autres sites historiques comme L’Alcazar de Colon. Maison du fils de Christophe Colomb (1509), elle est aussi le site de la première université du nouveau monde – Convento de Los Dominicos – (1510).

Cette journée se termine par la visite de profondes grottes nommées Los Tres Ojos sises dans un décor magnifique où la végétation et l’eau se côtoient pour créer diverses formes extrêmement originales. De retour de notre périple, nous avons exploré plusieurs restaurants situés en bordure de plages qui offrent, pour des prix fort raisonnables, une grande variété de mets plus succulents les uns que les autres.

En tout dernier lieu, comment ne pas mentionner le plaisir de vivre dans  cet endroit magnifique ! Température clémente, nourriture excellente, population affable et présence de bons amis.  La vie est     belle !

 Voir ce montage photos : https://www.youtube.com/watch?v=wiY4JUFiMAw

Le mot de la fin… suivi de quelques renseignements pratiques

C’est terminé. Après deux mois passés à Las Terrenas, que dire de ce séjour ? Nous avons grandement profité du beau temps, de la chaleur et des plages magnifiques. Pour tous ceux  qui, comme moi,  souffrent des affres de l’hiver, un intermède de deux mois est certainement bénéfique pour leurs vieux os !

Voici donc, pour conclure, quelques renseignements qui, je l’espère, seront utiles aux lecteurs du site des Retraités flyés.

Climat

Las Terrenas bénéficie d’un climat tropical, tempéré par les alizés. Lors de notre séjour, la température, doublée d’un taux élevé d’humidité, a oscillé entre 25 et 30 ºC. Le ciel s’est ennuagé  à quelques reprises nous et de précipitations importantes sont tombées, surtout la nuit. Dans plusieurs des  condos loués par notre groupe, nous avons lutté contre les moustiques (maringouins  et mouches domestiques). Un traitement plus efficace de cet indésirable envahissement  permettrait sans doute d’en minimiser cet inconvénient.

Les restaurants

Nos promenades dans le village nous ont permis de découvrir de nombreux et bons restaurants, le plus souvent exploités par des Européens,  Français, Italiens, etc. Le prix pour un repas convenable se situe aux environs de 20$ CA par personne. Nous avons  aimé le  Lazy Dogs situé au bord de la plage. Cet endroit offre, dans le cadre de ses 5 à 7, de savoureuses ailes de poulets au BBQ et plusieurs autres types de repas et boissons pour 99 pesos (3$ CA). Le site est magnifique, le bercement des vagues, irrésistible  et la chaleur du sable sous les pieds, si bienfaislante…

Les prix en général

Les prix des souvenirs de vacances, si on les compare à d’autres pays que nous avons déjà visités nous ont semblé élevés. Par exemple, un simple  T-Shirt coûte entre 10$ et 15$ CA.  Une paire de sandales  – de simples gougounes !- coûte 10$ CA.  Un vin de qualité passable  se vend entre 10$ et 15$ CA. Les prix du lait, du pain et du fromage local sont très abordables. Les crevettes congelées sont à 13$ CA. Les coûts du poulet et du porc se comparent à ceux du Québec. Deux grandes épiceries offrent des produits variés. Nous avons préféré Paula avec son service gratuit de livraison à domicile  et Lindo . On y trouve des produits français typiques et plusieurs marques de vins et de spiritueux.  

Taxes des voyageurs

Une surprise attend les voyageurs qui quittent le pays pour les séjours prolongés. En effet, une taxe de 2,500 pesos (75$ CA) par personne est exigée pour les séjours de plus d’un mois. Il en existe une autre de 10$ US pour frais d’entrée, mais attention, elle est quelquefois incluse dans le prix de votre billet d’avion. A vous de  vérifier avec le transporteur pour éviter de la payer inutilement.

 

Vols et taxi de l’aéroport

Air Canada et son transporteur à rabais Rouge offrent des vols sans escale entre Montréal et Samana. West Jet fait de même avec une escale à Toronto. Dans notre cas, nous avons opté pour celui-ci car le prix était 50% moins élevé que celui de son concurrent. Le transport en taxi dans cette région du pays est très cher. Pour un voyage entre Samana et Las Terrenas, le prix se situe entre 125$ US et 200$ US, aller-retour. Après une recherche exhaustive entreprise sur internet, nous avons opté pour  Hello Taxis.  Téléphone : 1-829-362-9502.  Le coût d’un aller- retour de l’aéroport de Samana vers l’hôtel était de 129$ US pour notre groupe de six personnes.

Vérifiez attentivement les conditions exigées par ces compagnies  pour éviter de mauvaises surprises et surtout, ne payez pas plus que la moitié de la course pour un forfait aller-retour. Il est préférable de réserver à l’avance auprès d’une entreprise certifiée : Hello Tour est un bon choix parce qu’elle est responsable  et exige des prix convenables.

Transports locaux

Les moyens de transport de Las Terrenas sont assez limités. Pour se déplacer, les locaux utilisent les Guaguas. Il faut alors faire comme eux et prendre place dans la boîte d’un petit camion en s’asseyant sur des planches placées sur les côtés de la boîte. Ce mode de transport  est bon marché (environ 4$ CA) mais très inconfortable.

Une autre façon de se déplacer est de prendre place à l’arrière d’une moto. Pour un prix modique, de nombreux conducteurs offrent de vous emmener à destination. Cette option est efficace mais s’adresse aux personnes les plus téméraires !

Pour ceux qui ont les moyens de se les offrir, les taxis sont bien évidemment la meilleure alternative. Les prix sont très élevés, mais, disons, légèrement négociables. Par exemple, pour se  rendre de Las Terrenas à la plage de Coson située à environ 6 km, on demande 50$ CA.

La circulation

Le code de la route c’est pour les autres !  Ici, c’est chacun pour soi. Aucun arrêt ou feux de circulation, les gens circulent à contresens ou sur les trottoirs, se garent à des endroits imprévus  ou s’arrêtent au milieu de la rue pour causer avec un ami.  Nous n’avons pas vu d’interventions des forces policières… On monte à deux, trois ou plus sur une moto sans casque ou vêtement de protection. Dans les rues, c’est le capharnaüm et l’anarchie avec les véhicules de toutes sortes qui se croisent et se frôlent dans une pétarade perpétuelle !

Et pour finir…

De nombreuses entreprises offrent des excursions pour visiter les sites proches  ou éloignés. Une excursion typique coûte entre 70$ US à plus de $100 US par personne…  Pour les endroits éloignés, de Las Terrenas, vers Santo Domingo par exemple,  le périple peut coûter plus de 180$ US par personne. À plusieurs, il est plus économique de réserver un taxi pour entreprendre ensemble un tel voyage. Nous avons choisi  cette option qui nous a couté 200$ US pour les 6 personnes du groupe plutôt que $180 par passager.

Hébergement

Les offres d’hébergement sont variées et dépendent de vos préférences et besoins. Le prix des locations varient de 1,000$ US à 4,000$ US par mois, selon le nombre de chambres et la qualité des lieux. En bord de mer ou à proximité du village, les coûts exigés sont plus importants. Vous devez aussi vérifier certaines modalités : par exemple, l’électricité ou les bouteilles d’eau sont-elles facturées en plus ? Quels sont les règlements particuliers du complexe hôtelier? Est-il possible  d’avoir  des visiteurs, enfants ou autres? Quelle est l’orientation du soleil ? La piscine est-elle grande, petite, assainie au chlore ou au sel ? Les chambres ou les appartements sont-ils climatisés?

En conclusion, toutes les destinations soleil offrent des avantages et des inconvénients. Que ce soit le Mexique, le Costa Rica, Cuba ou tout autre endroit, rien n’est parfait. Quelquefois la plage laisse à désirer, certains lieux sont trop isolée, la température est imparfaite, les moustiques sont nombreux, la bouffe est ordinaire, les prix excessifs,etc. Somme toute, nous sommes plutôt enchantés de notre séjour à Las Terrenas. Climat  supportable malgré  quelques averses, bons restaurants, plages superbes dont les eaux claires et turquoises sont un enchantement, belle végétation, prix abordables mais  surtout,  belle complicité de groupe et rires à profusion !

Ce sont là les secrets du bonheur…

Ray Bourque

 

 

 

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