Argentine 1

Posted on 20 juin 2015

4

 

Dorval petite

Christiane Dorval a pris l’habitude de s’évader du Québec pendant la saison froide. L’année dernière, elle a passé trois mois à Barcelone et en Catalogne. Cette année, elle se retrouve en Amérique du Sud où elle a vécu un mois et demi en Uruguay, à Montevideo. Elle a ensuite séjourné en Argentine, à Buenos Aires, et est maintenant de retour au Québec.
Elle écrit régulièrement des chroniques de voyage et, pour notre plaisir, nous offre de les publier. C’est toujours un bonheur d’obtenir la collaboration de ceux et celles qui visitent le site des Retraités flyés. Voici donc une série de textes venus d’un peu partout au gré de la réalisation d’un désir bien ancré, celui de profiter de sa liberté le plus longtemps possible. Ses premiers articles sur l’Uruguay se trouvent maintenant dans la grande bande rouge de notre page d’accueil. Cette fois, Christiane quitte Montevideo et, résolument, fait ses premiers pas dans la capitale de l’Argentine qu’elle explorera pour nous, petit à petit…

DÉPART DE MONTEVIDEO
BIENVENUE À BUENOS AIRES, CAPITALE DE L’ARGENTINE

19 février 2015.  Après avoir quitté Montevideo pour me rendre à Colonia del Sacramento, au terminal de « Busquebus », car c’est de là que le départ se fait pour rejoindre l’Argentine et arriver directement à Buenos Aires; la première démarche est de passer aux douanes argentines.  J’ai en ma possession le document de « frais de réciprocité », lequel m’a causé du soucis, document que toute personne originaire des États-Unis, de l’Australie ou du Canada doit se procurer afin d’entrer au pays.  Il en coûte 92$ US et tout le processus se fait via internet.  On doit ensuite imprimer le document et le présenter aux douanes.

Une autre aventure commence.  Le bateau de grande surface intérieure a son comptoir de nourriture à bord, télévision.  La traversée durera environ 1h15 minutes et le bateau vogue à pleine capacité.  Ce bateau me rappelle un peu celui que nous avions utilisé entre la Bretagne (St-Malo) et l’Ile de Guernesey en Angleterre.  Ah! cette planète nous offre bien des agréments.  Vivent les voyages! Ils tuent la routine, nous gardent alertes et enrichissent nos connaissances générales.

Le traversier Busquebus

Argentine, Buenos Aires … j’arrive.  Ceci me permettra de me réconcilier avec cette ville.  En 2001, lors de ma visite, l’Argentine vivait une crise politique et économique très grave. Le cœur de la rébellion se trouvait à Buenos Aires. Voyons voir comment ce sera, 14 ans plus tard.

A la sortie du bateau, je récupère ma grosse valise, tout comme cela se fait à l’aéroport, sur la passerelle rotative et je passe aux douanes dans un court délai.  Je me retrouve à l’extérieur de l’aéroport à la recherche d’un taxi qui, je l’espère. ne me jouera pas de mauvais tour.  Sortant du terminal, je vérifie l’adresse de mon hôtesse Florencia et les rues qui l’entourent.  Je m’assure n’avoir rien oublié, fermetures éclair fermées.  J’observe calmement, cherchant des yeux où sont les taxis officiels.  Les voilà : voitures à toiture jaune et bas de la carrosserie noire.  Florencia m’avait dit que cela ne devrait pas coûter plus de 70 pesos argentins soit environ 10$.  En m’adressant au premier chauffeur et lui donnant mon adresse, il répond à ma question en me disant que ce sera 200 pesos.  Je lui riposte que cela est un montant exagéré. Il joue la surprise. Il y a beaucoup de monde cherchant un véhicule et la circulation est dense.  Nous sommes à l’heure de pointe.  Je vois un taxi arriver avec un passager qui s’apprête à le payer.  Une fois la transaction complétée, je lui pose la même question afin de me rendre chez Florencia.  Il me dit : «je ne sais pas».  Je lui dis : «environ, Monsieur, pour me donner une idée, une approximation… et je lui mentionne 70 pesos.  Il me dit : «oui, cela a du sens».  Je monte et, en me laissant chez mon hôte, il me demandera 53,50 pesos….

Je logerai dans le quartier de La Recoleta, rien de moins; quartier sécuritaire, un peu huppé.  Toutefois, à Buenos Aires, il faut toujours garder l’œil ouvert en circulant.  J’ai l’impression de me retrouver à Paris.  Buenos Aires est en effet très européen.

Une fois sur le trottoir, je découvre mon nouvel environnement et cela me plaît.  Vous connaissez sans doute l’expression de A à U signifiant un monde de différence?  Ironiquement le A est l’Argentine et le U, l’Uruguay bien sûr.  Les trottoirs sont propres, en excellente condition; les gens sont bien habillés, les hommes ont de belles chemises, des pantalons bien ajustés à leur taille, bien repassés et de belles chaussures élégantes et les femmes de même.  Ici, pas de pantalons pyjamas et pas de gougounnes dans les pieds pour circuler dans la rue.  Mon côté bourgeois est en éveil, ma curiosité reprend vie et je devine que les prochaines semaines seront des plus intéressantes.

Mon 5e balcon vu de l'extérieur

Après avoir sonné à la porte, no. 5, au 5e étage, je découvre un appartement clair, avec un grand balcon de fer forgé, de grandes pièces propres, une cuisine avec des comptoirs de granit noir décorée de manière chaleureuse et… un lave—vaisselle!.  On me montre ma chambre qui est minuscule mais j’ai tout ce qu’il faut avec avec salle de bain complète et douche.

Deux petites bêtes font partie de la famille, les chats Coco et Rosie.  Florencia arrivera du boulot quelque temps plus tard.  Les salutations faites, nous jasons de manière générale et je me sens déjà à l’aise. Honnêtement, c’est un soulagement d’être dans cette ville.  J’ai l’impression d’avoir été parachutée à Outremont. Je dois dire que le quartier La Recoleta où je me trouve est parmi l’un des plus élégants de Buenos Aires.  A la bonne heure, tout commence bien!

Peu de temps après, n’ayant plus rien à me mettre sous la dent, je sors de nouveau pour aller manger dans un joli café.  Les vitrines sont toutes aussi attirantes les unes que les autres : le marchand de fruits et légumes présente un étalage propre et bien rangé; les commerces de nourriture sont variés : pizza raffinées, pâtes fraîches à emporter, plats préparés et buffet de plats divers. Les quelques menus des restos où je me suis arrêtée offrent un choix exhaustif pour tous les goûts.

Sculpture Recoleta

Cette photo d’un géant soutenant le tronc de l’arbre.  Sympathique non?  Cela se trouve dans un parc près de chez moi.

Je me sens légère comme une bulle de savon.  C’est comme si j’étais sortie d’une campagne éloignée pour me retrouver dans un monde tout confort.

Voici donc ce premier coucou de l’Argentine.  Maintenant que j’y suis, suivront mes chroniques et le récit de leurs activités journalières, sans oublier les commentaires et impressions diverses qui me viendront à l’esprit.

 Christiane

5 Responses “Argentine 1” →

  1. jeannine estibal

    17 octobre 2015

    Adorable et bien écrit ! Devons-nous obligatoirement parler espagnol? Merci !
    jeannine.estibal@videotron.ca

    Répondre

  2. Mychline Secours

    3 mars 2016

    Très intéressant! Je vais suivre votre périple. Je cherche justement quelqu’un pour visiter l’Argentine cette année…
    mychlines@yahoo.com.

    Répondre

  3. diane lemieux

    18 avril 2016

    Etiez-vous seule ? Est-ce aussi dangereux que certaines personnes me le disent?

    dianelemieux1206@hotmail.com

    Répondre
  4. Oui, Christiane Dorval qui parle espagnol couramment – très important ! – voyage seule.

    Répondre

  5. diane lemieux

    20 avril 2016

    Bonjour Est-ce possible d’avoir vos coordonnées pour parler de votre itinéraire et de logement
    s.v.p.?

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s